En France, 3,1 milliards de boîtes de médicaments sont vendues en pharmacie chaque année, soit environ 48 boîtes de médicaments par personne et par an, selon un rapport de l'Agence nationale du médicament. Une partie de ces médicaments ne sont pas utilisés, ce qui représente une source de gaspillage et potentiellement de pollution et d'accident domestique. D'après un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), il est estimé que près d'un médicament remboursé sur deux n'est pas consommé, en raison d’une prescription excessive et d'une faible observance.

Les risques pour la santé et pour l'environnement :

Le premier risque concerne l’automédication qui peut être une source de danger en cas, per exemple, de réutilisation d’un médicament prescrit préalablement, que ce soit pour la même personne ou pas. Un médicament est adapté à une certaine pathologie. Pris en quantité insuffisante, le produit peut être inactif et, en excès, néfaste pour l’organisme. Par ailleurs, même si vous pensez que votre état de santé s’est amélioré, mieux vaut continuer le traitement jusqu’au bout. Au moindre doute, demandez conseil à votre pharmacien ou votre médecin. L’automédication doit se limiter aux traitements brefs liés aux affections bénignes. Elle est à éviter durant la grossesse et pour les jeunes enfants.

Les médicaments non utilisés, stockés à domicile, représentent également un risque de confusion médicamenteuse (erreur de traitement, ingestion de médicaments périmés…), pour les seniors en particulier, et représentent également des risques d'ingestion accidentelle par les jeunes enfants. De plus, les accidents médicamenteux sont responsables d'une intoxication sur deux chez les enfants (Étude du Dr Lavaud. 2007). Un médicament périmé perd de son efficacité et peut voir sa tolérance modifiée. Par ailleurs, les médicaments contiennent des principes actifs qui peuvent polluer les sols et les cours d'eau s'ils sont jetés dans les toilettes ou à la poubelle.

Les gestes responsables : ranger, trier, recycler

  • Ranger : la première chose recommandée est de ranger son armoire à pharmacie : disposer les médicaments dans la partie haute de l’armoire et tenir cette dernière fermée à clé (pour éviter l'accès aux enfants), à l'abri de l'humidité (idéalement hors de la salle de bain) et de la lumière. Ranger les médicaments dans leur boîte avec leur notice pour pouvoir les identifier et consulter les informations en cas de besoin. Noter également sur la boîte le nom de la personne à laquelle le traitement a été prescrit et la date d'ouverture.
  • Trier : les boîtes, bouteilles et blisters vides sont à jeter dans les poubelles de déchets recyclables. Hormis les traitements en cours, l'armoire à pharmacie ne devrait contenir que les médicaments dont on a besoin pour faire face aux petits accidents ou aux douleurs légères du quotidien (désinfectant, antalgiques légers…).
  • Recycler : L’association Cyclamed, agréée par les pouvoirs publics, a pour mission de collecter et de valoriser les médicaments non utilisés à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients dans les pharmacies. Sont concernés les comprimés, pommades, crèmes, gels, sirops, ampoules, aérosols, sprays, inhalateurs. Les cosmétiques, produits vétérinaires ou compléments alimentaires ne sont pas concernés. Les aiguilles et seringues doivent être placées dans des boîtes sécurisées, inviolables, distribuées gratuitement par les pharmacies.

Si vous vous posez des questions sur les médicaments à trier ou non, le site Internet de Cyclamed propose un moteur de recherche : il suffit d’y entrer le nom du produit concerné et vous saurez s'il est concerné ou pas par le dispositif.

Le recyclage des médicaments est bien entré dans les mœurs des Français : ils sont 78 % à les rapporter à la pharmacie lorsqu'ils n'ont pas été utilisés, selon une étude réalisée par l'institut BVA pour l'association Cyclamed. Grâce à ce geste, plus de 10 000 tonnes de médicaments ont pu être recyclées en 2018.

Le recyclage des médicaments est bien entré dans les mœurs des Français : ils sont 78 % à les rapporter à la pharmacie lorsqu'ils n'ont pas été utilisés, selon une étude réalisée par l'institut BVA pour l'association Cyclamed. Grâce à ce geste, plus de 10 000 tonnes de médicaments ont pu être recyclées en 2018.

 

 

 

 

 


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